Vous aimez la pâte à tartiner, mais vous avez toujours un petit pincement au cœur en regardant l’étiquette du Nutella® ? Trop de sucre, trop de gras, huile de palme… Et pourtant, la cuillère revient souvent dans le pot. Le docteur Jimmy Mohamed, lui, a trouvé une alternative qu’il préfère, et pas seulement un peu. Plus saine, très gourmande et fabriquée en France : sa pâte à tartiner chouchou surpasse le Nutella® sur presque tous les plans.
Pourquoi le Nutella® pose vraiment problème
Sur le papier, c’est simple : Nutella®, c’est un produit plaisir. Sur une crêpe, une tartine grillée ou même à la cuillère. Mais si l’on regarde la composition de près, l’image change un peu.
Les premiers ingrédients qui apparaissent sur le pot sont sucre et huile de palme. Dans une liste, les ingrédients sont classés du plus abondant au moins présent. Cela veut dire que ce que vous mangez surtout, ce n’est pas du cacao ou des noisettes, mais du sucre et du gras.
Pour 100 g de Nutella®, on trouve environ 56,3 g de sucres et 10,6 g d’acides gras saturés. En clair, une petite cuillère à café de 15 g apporte déjà un carré et demi de sucre et presque une cuillère d’huile. Et honnêtement, qui s’arrête à une seule cuillère ?
La pâte à tartiner française que préfère Jimmy Mohamed
Face à ce constat, le docteur Jimmy Mohamed ne dit pas qu’il faut bannir toute pâte à tartiner. Il propose plutôt de mieux choisir. Et celle qu’il met en avant est une pâte à tartiner Lucien Georgelin, fabriquée en France, avec des noisettes françaises.
Son gros atout ? Elle contient 40 % de noisettes, contre environ 13 % pour Nutella®. Ici, les noisettes arrivent en premier dans la liste des ingrédients, avant le sucre. C’est un détail qui change tout. Plus de noisettes, moins de sucre, et surtout, pas d’huile de palme.
Autre point important : les noisettes viennent du Lot-et-Garonne. Donc une production française, plus locale, qui soutient les producteurs d’ici. À l’heure où l’on parle de souveraineté alimentaire et de circuits courts, ce n’est pas anodin.
Une pâte à tartiner plus saine… mais toujours gourmande
Vous pensez peut-être : “Oui, d’accord, mais est-ce que c’est bon ?” Jimmy Mohamed répond clairement : le goût est “très bon en bouche”. Autrement dit, vous ne sacrifiez pas le plaisir.
Les noisettes apportent naturellement des bons gras, des fibres et un parfum très intense. Avec 40 % de noisettes, la texture est souvent plus onctueuse, plus riche, et le goût plus authentique. Moins sucré, plus noisette. C’est un peu comme passer d’un produit très industriel à une recette plus proche de l’artisan.
Et le fait d’éviter l’huile de palme est un plus. Pour la santé, mais aussi pour l’environnement. Moins d’acides gras saturés, et une image plus propre pour votre conscience quand vous tartinez votre pain.
Comment consommer cette pâte à tartiner sans culpabiliser
Même si cette pâte à tartiner est plus saine que le Nutella®, cela reste un produit sucré et gras. Le but n’est pas d’en manger matin, midi et soir. Mais plutôt de se faire plaisir, de façon plus intelligente.
Quelques repères simples :
- Privilégier une portion de 15 à 20 g, soit une bonne cuillère à café.
- La réserver à certains petits déjeuners ou goûters, pas tous les jours.
- L’associer à du pain complet, des pancakes maison ou des fruits, plutôt qu’à du pain de mie ultra sucré.
L’idée, c’est de transformer le réflexe “je vide le pot devant la télé” en un vrai moment choisi. Un petit rituel gourmand, mais réfléchi.
Et si vous faisiez aussi votre propre pâte à tartiner maison ?
Si cette démarche vous parle, vous pouvez aller encore plus loin. Préparer une pâte à tartiner maison permet de contrôler totalement le sucre, le type de gras et la qualité des ingrédients. Ce n’est pas si compliqué, et le résultat surprend souvent.
Ingrédients pour un pot de 350 à 400 g
- 200 g de noisettes entières (de préférence françaises)
- 80 g de chocolat noir (entre 60 et 70 % de cacao)
- 40 g de chocolat au lait (pour la douceur)
- 20 à 30 g de sucre (ou sucre complet, selon votre goût)
- 2 à 3 c. à soupe d’huile neutre (huile de colza ou de tournesol désodorisée)
- 1 pincée de sel
- 1 c. à café d’extrait de vanille (facultatif)
Préparation étape par étape
- Préchauffer le four à 160 °C. Étaler les 200 g de noisettes sur une plaque, puis les faire torréfier 10 à 15 minutes, en les remuant une fois en cours de cuisson.
- Laisser tiédir. Frotter ensuite les noisettes dans un torchon propre pour retirer un maximum de peau. Ce n’est pas grave s’il en reste un peu.
- Mettre les noisettes dans un mixeur puissant. Mixer par à-coups jusqu’à obtenir une pâte crémeuse, presque liquide. Cela peut prendre quelques minutes, les noisettes libèrent leur propre huile.
- Faire fondre les 80 g de chocolat noir et les 40 g de chocolat au lait au bain-marie ou doucement au micro-ondes.
- Ajouter les chocolats fondus dans le mixeur, avec 20 à 30 g de sucre, 2 à 3 c. à soupe d’huile, la pincée de sel et la vanille si vous en utilisez.
- Mixer de nouveau jusqu’à obtenir une texture lisse. Goûter. Ajuster le sucre ou l’huile si nécessaire pour adapter la consistance.
- Verser dans un pot en verre propre. Laisser refroidir à température ambiante, puis fermer et conserver au frais ou dans un placard à l’abri de la chaleur.
Vous obtenez une pâte à tartiner riche en noisettes, avec un sucre maîtrisé et sans huile de palme. Et surtout, vous savez exactement ce qu’il y a dedans.
Comment choisir une bonne pâte à tartiner en magasin
Si vous n’avez pas envie de cuisiner, aucun souci. Vous pouvez déjà beaucoup améliorer les choses en apprenant à lire rapidement une étiquette. Quelques réflexes simples suffisent.
- Regarder les 3 premiers ingrédients : si ce sont sucre, huile de palme et seulement ensuite noisettes, ce n’est pas idéal.
- Privilégier les produits avec au moins 30 à 40 % de noisettes.
- Éviter les huiles tropicales (palme, coprah) au profit d’huiles de tournesol ou colza.
- Limiter les longues listes d’additifs, arômes artificiels et émulsifiants multiples.
- Quand c’est possible, choisir des matières premières françaises ou européennes.
Dans ce cadre, la pâte à tartiner Lucien Georgelin cochera beaucoup de cases : forte teneur en noisettes, pas d’huile de palme, production française, noisettes du Lot-et-Garonne. Un bon compromis entre plaisir et santé.
En résumé : se faire plaisir, mais mieux
Le message de Jimmy Mohamed n’est pas de vous faire peur. Il rappelle simplement qu’un produit très sucré et très gras comme le Nutella® doit rester une exception. Et que si vous avez le choix, autant préférer une pâte à tartiner plus saine, plus locale, avec plus de noisettes et moins de sucre.
Que vous optiez pour la version Lucien Georgelin, pour une autre marque mieux composée ou pour votre propre recette maison, vous gardez le plaisir. La différence, c’est que vous savez pourquoi vous la choisissez. Et votre petit-déjeuner n’a plus le même goût, dans tous les sens du terme.










