Trente kilos de caviar, des montagnes de truffes, du bœuf d’exception et du champagne qui coule à flot… Pendant que le monde parle d’inflation et de sobriété, Hollywood s’offre un dîner de conte de fées. Vous vous demandez ce que vont vraiment manger les stars aux Oscars 2026, derrière les caméras et les robes de créateurs ? Installez-vous, on vous emmène dans les cuisines les plus enviées de Los Angeles.
Oscars 2026 : quand la crise reste à la porte du tapis rouge
Dimanche soir, au cœur de Los Angeles, la 98e cérémonie des Oscars 2026 va encore jouer son rôle préféré : faire rêver. Devant les caméras, on parlera cinéma, discours engagés, robes spectaculaires. Mais dès que les lumières s’éteignent, un autre spectacle commence. Celui des assiettes.
Pas de menu “rationnel” ni de buffet minimaliste ici. Le gratin d’Hollywood va s’asseoir face à un déluge de luxe : 30 kilos de caviar, une pluie de truffes noires, des kilos de saumon fumé, de poulet, et plus de 100 kilos de côtes de porc juteuses. La crise ? Elle n’a pas réussi à se frayer un chemin jusqu’à la salle du « Bal des gouverneurs ».
Le Bal des gouverneurs : là où les gagnants trinquent, les perdants se consolent
Après la cérémonie, tout se déplace vers le fameux Bal des gouverneurs. C’est là que les gagnants sabrent le champagne et que les autres noient un peu leur déception dans des cocktails parfaitement shakés. L’ambiance est électrique. Les tables scintillent. Les serveurs circulent avec des plateaux dignes d’un shooting de magazine.
C’est aussi ici que l’on comprend une chose : pour Hollywood, la gastronomie fait partie du show. Le repas n’est pas juste un “après”. C’est une autre scène, plus secrète, où l’on murmure projets, deals, futures collaborations, une coupe de champagne à la main.
Wolfgang Puck, le chef indétrônable des Oscars
Derrière ce gigantesque ballet culinaire, un nom revient année après année : Wolfgang Puck. Cela fait trente-deux ans qu’il règne sur les fourneaux des Oscars. À ce niveau-là, ce n’est plus un traiteur, c’est une institution.
Son équipe prépare environ 25 000 plats pour la soirée. Imaginez. C’est comme nourrir toute une petite ville, mais en version luxe absolu. Tout est calibré, répété, orchestré. Pas question de décevoir une salle remplie des personnes les plus influentes du cinéma mondial.
Un menu XXL : caviar, truffes, sushis et bœuf d’exception
Cette année encore, le chef propose un mélange de grands classiques et de nouveautés. De quoi satisfaire une actrice vegan, un réalisateur fan de viande rouge ou une starlette obsédée par les dernières tendances food.
Les grands classiques qui font toujours mouche
- Tourte au poulet façon maison, crémeuse et réconfortante
- Saumon fumé en fines tranches, servi sur blinis ou petites toasts
- Côtes de porc (environ 100 kg), juteuses, parfois flambées en direct pour le spectacle
- Oscars en chocolat en dessert, moulés en forme de statuette, croquant et fondant à la fois
À cela s’ajoutent les stars du luxe culinaire : les fameux 30 kilos de caviar, plus des dizaines de kilos de truffes, déposées ici sur un risotto, là sur des petites bouchées croustillantes. Tout est pensé pour être à la fois photogénique et inoubliable en bouche.
Le buffet de sushis : la nouvelle scène à ne pas manquer
Parmi les nouveautés, un immense buffet de sushis à la carte. Maki, nigiri, sashimi, rolls créatifs… Les invités choisissent, pointent du doigt, discutent avec les chefs. On est loin du petit plateau timide. La cuisine japonaise s’invite pleinement à la fête, aux côtés de touches autrichiennes ou américaines plus classiques.
Comme le dit Wolfgang Puck, “vous pouvez manger japonais, autrichien, avoir le meilleur steak, ou même végétalien”. Tout doit être possible, à toute heure de la soirée.
Des stars sous Ozempic face à un banquet de rêve
Il y a pourtant un détail piquant dans cette histoire. Une partie du public vit sous la pression constante de l’image. Certains ont recours à des pilules coupe-faim, comme l’Ozempic, pour garder une silhouette ultra fine. Difficile d’oublier ça au moment de servir des côtes de porc bien grasses et du bœuf ultra marbré.
Le chef ne s’en cache pas et en plaisante même. Il suggère avec humour de prendre le médicament “avec le bœuf Miyazaki plutôt qu’avec des épinards”. Un clin d’œil qui en dit long. Car au fond, ce banquet raconte aussi une autre réalité : celle d’Hollywood, écartelé entre luxe décomplexé et obsession du corps parfait.
Vins, champagne, saké et cocktails mexicains et italiens
Côté boissons, les partenaires sortent la grande artillerie. Des milliers de bouteilles de vin, de champagne, de saké, de tequila sont prévues. La nuit doit briller, jusque dans les verres.
Les barmans vont proposer cette année des cocktails inspirés de la culture mexicaine et italienne. On imagine facilement des mélanges autour de la tequila, de l’amer, des agrumes, du basilic, de la lime. Des boissons colorées, aromatiques, parfaites pour accompagner sushis, viande, caviar ou volaille.
Les Oscars en chocolat : le lot de consolation le plus doux d’Hollywood
Au moment du dessert, tout le monde se retrouve sur un pied d’égalité. Gagnants, perdants, nommés oubliés, invités de passage. Tous peuvent croquer dans les Oscars en chocolat, tradition immuable de la soirée.
Il y a quelque chose de presque ironique et tendre à la fois. Certains repartent avec une vraie statuette en or, d’autres seulement avec sa version en chocolat. Mais pour quelques secondes, l’odeur du cacao, le croquant sous la dent, le fondant en bouche effacent un peu la déception. Le chocolat ne juge pas, il console.
Et vous, que mangeriez-vous aux Oscars ?
En regardant ce menu, on peut sourire, s’énerver, rêver ou soupirer. Ce contraste entre une planète inquiète pour son avenir et une soirée où l’on sert 25 000 plats luxueux est saisissant. Pourtant, c’est aussi le rôle d’Hollywood depuis toujours : créer une parenthèse, un décor hors du temps, où tout paraît plus grand, plus beau, plus brillant.
Si vous étiez invité au Bal des gouverneurs, vous iriez d’abord vers quoi ? Le caviar, les sushis, la tourte au poulet, le bœuf Miyazaki, ou simplement un Oscar en chocolat dévoré en douce dans un coin de la salle ? Cette question, elle dit beaucoup de notre rapport au rêve, au luxe… et à la gourmandise.










